Ce que la théorie de la relativité nous apprend sur l’événement

Notre existence est parsemée d’événements. Tragiques ou heureux, universels ou locaux ; ils composent notre passé et notre psychisme gravite autour de ces événements comme une planète gravite autour d’une étoile.


Sommaire
>> L’événement et son vécu
>> Théorie de la relativité
>> Vivre avec l’événement

Illustration du passé (panneau pointant vers l'arrière), du présent (panneau indicatif) et du futur (panneau pointant vers l'avant).


Événement et vécu de l’événement

Un événement n’est événement qu’a posteriori. Ce sont les actes, les discours, les pensées qui font référence à l’événement qui le construise comme un événement. Un fait de vie devient événement que parce qu’il est porteur de sens pour celui qui l’a vécu. L’étude de l’événement invite à proposer une conception du passé, du présent et de l’avenir.

D’après Chronos, seul le présent existe dans le temps. Plus précisément, nous dirions que seul le présent existe parce qu’il est le seul dont on puisse faire l’expérience. L’expérience du présent, aussi furtive soit-elle, permet certes d’en avoir une mémoire, mais aussi de l’anticiper, de la construire. Nous pouvons alors commencer à saisir la temporalité et le lieu dans lesquels se vivent le passé et le futur : l’un et l’autre ne peuvent que se concevoir dans l’ici et le maintenant d’un corps-esprit. Concernant l’événement, l’esprit (et le corps) jouent sans cesse avec la temporalité insaisissable du présent pour se remémorer le passé afin de se construire dans le présent et l’avenir. Pour reprendre les mots de Michel Bertrand, l’événement n’est pas seulement ce qui arrive mais aussi ce qui arrive ensuite, après ce qu’il vient d’arriver. Et même plus, l’événement est événement parce qu’il survit au moment auquel il est vécu ; l’événement se survit à lui-même dans le temps.

Pareil aux astres courbant le tissu spatio-temporel par leur gravitation, l’événement modifie le présent en cela qu’il va exercer une gravitation psychique plus ou moins marquée. Plus encore c’est le vécu de l’événement qui va importer. Nous continuons l’analogie avec l’astrophysique pour parler de densité de l’événement.

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Théorie de la relativité et densité de l’événement

Illustrons notre propos en expliquant de façon imagée et simple la théorie gravitationnelle.

Imaginer une nappe tendue flottant en l’air. Si l’on pose une boule sur cette nappe, celle-ci subira une déformation et un creux apparaîtra. Ainsi d’autres objets vont pouvoir graviter autour de la boule selon une orbite.

Illustration de la déformation du tissu spatio-temporel par la Terre, avec un sattelite en orbite.

La Terre déforme le tissu spatio-temporel.

Pour deux boules de même taille mais dont la densité est différente (une boule de plomb et une boule de papier), on imagine volontiers que le creux sera plus ou moins marqué. Ainsi la gravité créée par les deux boules sera différente : faible pour la boule de papier (petit creux) et forte pour la boule de plomb (creux important).

Si la boule représente l’événement et la densité le vécu de l’événement, on conçoit plus aisément comment le vécu d’un même événement peut modifier le tissu spatio-temporel sur lequel il se joue entre plusieurs individus. Ainsi l’événement courbe le temps et sa densité conditionnera l’attractivité qu’en aura celui qui le vit. Plus la densité de l’événement sera importante et plus les éléments du présent, même des dizaines d’années après, pourront y faire référence.

Cette conception de l’événement comme nœud gravitationnel, comme nœud dans l’histoire de vie, permet de saisir avec une seule et même image la tension qui lit le vécu d’un événement (sa densité) et la récurrence avec laquelle on y fera référence (sa gravité). Ainsi si le fil des événements a été sensiblement le même pour tous, le vécu a irrémédiablement et intrinsèquement été différent pour chacun.

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Comment vivre avec l’événement ?

Un événement particulier peut avoir des conséquences très importantes sur la vie quotidienne : en changeant nos habitudes de vie, certains de nos gestes, de nos paroles ou même de nos pensées.

Si un ou des événements empiètent de façon trop importante sur notre vie sociale, psychique et/ou physique, une prise en charge doit être envisagée. Le vécu d’un événement affecte en premier lieu le psychisme.
Le praticien de santé le plus à même de comprendre ce qui se passe et de proposer des solutions demeure le psychologue. Par divers outils, méthodes, techniques il aide le patient à comprendre ce qui n’est pas spontanément accessible pour la conscience. Il permet de vivre avec et non de cacher ou de lutter contre. C’est donc vers lui qu’il faudra se tourner préférentiellement.

Et l’ostéopathie…

Lors d’un événement (agression, accident…), on peut avoir été choqué (au sens premier de terme), heurté… le corps a pu être blessé lui aussi, même si aucune lésion n’est apparente.

Pour se protéger le corps a tendance à se contracter. Et il se relâche de lui-même au bout de quelques heures voire quelques jours. Néanmoins peuvent persister des zones douloureuses, des blocages que le corps n’a pas su gérer tout seul. Il aura alors besoin d’une aide extérieure pour se relâcher, pour retrouver toute sa souplesse et sa mobilité.

L’ostéopathie permet de relâcher certaines tensions, notamment sur des structures profondes comme la dure-mère (une partie des méninges) qui peut être atteinte lors d’événements traumatiques (qu’ils soient physique comme psychique). Lorsque la tension sur la dure-mère est anormale plusieurs types de symptômes peuvent apparaitre : troubles du sommeil, fatigue, nervosité, douleur de dos assez généralisée, maux de têtes, vertiges…

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Pour aller plus loin :

  • des articles en sciences sociales au sujet de l’événement ici et
  • un blog concernant la théorie de la relativité
  • et un documentaire d’Arte concernant la relativité :

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