Le corps, une goutte d’eau de mer. René Quinton

René Quinton, savant de la fin du 19ème siècle, a démontré que l’eau qui baigne nos cellules est littéralement de l’eau de mer. Notre corps renferme une parcelle de l’eau de mer qui a servi de support vitale à la première cellule animale.
Quinton effectue des travaux et recherches qui aboutissent à une thérapeutique à base d’injection d’eau de mer. Elle permet de fournir un support optimal pour le fonctionnement de toutes les cellules du corps, potentiellement vicié par l’environnement.



>> Quinton : une hypothèse limpide
>> Des expérimentations de haut-vol
>> Une médecine de terrain
>> Conclusion

Photo de René Quinton dans un article posthume paru dans le journal L'Illustration le 13 juillet 1925


Une hypothèse limpide et vertigineuse

René Quinton était un savant du début du 20ème siècle et avait un regard sur tout. Cette période de l’histoire possède l’avantage que l’ensemble des connaissances accessibles à tout individu peuvent être assimilées en une seule vie. L’hyper-spécialisation du 20ème siècle interdit la possibilité d’être à la pointe des connaissances en génétique, en biologie marine, en technologies, en physiologie, etc. à la fois. L’observation de la nature est à la base des idées et travaux de René Quinton.

L’hypothèse de René Quinton est à la fois éclatante par son évidence et vertigineuse par ses retombées.

Image d'une ampoule dont le fil à incandescence représente un cerveau faisant la métaphore du génie, de l'idée et de l'intellgience humaine, en l'occurrence celle de René Quinton.

Image Arte ©, documentaire Notre intelligence dévoilée.

La première cellule animale a vue le jour dans les océans. Cet être unicellulaire est entouré d’eau de mer qui lui procure le nécessaire pour un haut fonctionnement cellulaire. L’eau de mer des origines serait donc le support physiologique par excellence d’une activité cellulaire intense.
La vie suit son cours et se diversifie pour animer (au sens premier du terme) des êtres pluricellulaires : insectes, reptiles, dinosaures, oiseaux, etc. Mais en devenant pluricellulaire, se dit René Quinton, la nature a dû conserver le milieu marin de origines au plus proche de la cellule, pour garantir un fonctionnement cellulaire tel que celui des origines. Ainsi le liquide interstitiel des différents animaux doit être fidèle à la composition chimique à l’eau de mer des origines.

Liquide interstitiel, mer intérieure, milieu vital

Le corps d’un humain est composé de 60% d’eau, soit environ 42 litres. La totalité de cette eau se distribue d’une part à l’intérieur des cellules et d’autre part à l’extérieur des cellules (sang et liquide interstitiel).

Répartition de l'eau corporelle entre le liquide intracellulaire, et le liquide extracellulaire (sang et milieu interstitiel)

Répartition de l’eau dans le corps.

Le liquide interstitiel correspond à cette fraction de l’eau total d’environ 10 litres qui baignent les cellules. Cette eau permet les échanges en oxygène, nutriments, déchets entre les différentes cellules et le sang. Elle est donc le support sur lequel se déroule une grande partie du métabolisme. Il faut garder à l’esprit que le cloisonnement de l’eau qui est présenté ici n’est qu’une vision figée, instantanée de ce qui se passe réellement. In vivo, les différents compartiments échangent, et se renouvellent constamment.

Le terme le plus utilisé en physiologie pour nommer le liquide interstitiel est milieu intérieur. Mais Quinton préférait à ce terme, élaboré par Claude Bernard, celui de milieu vital.

L’hypothèse de Quinton

Si mon hypothèse est juste, pense-t-il en cherchant des exemples de preuves physiologiques, on doit pouvoir impunément retirer une partie du plasma sanguin d’un animal puis remplacer ce plasma par une quantité égale d’eau de mer. De même, on doit pouvoir sans danger injecter à l’organisme une quantité considérable d’eau de mer. Enfin, on doit pouvoir faire vivre dans l’eau de mer des globules blancs qui ne subsistent dans aucun milieu artificiel…
André Mahé. Le Secret de nos origines, p. 39

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Une expérimentation audacieuse

René Quinton va procéder à trois types d’expériences, partant du principe que si le milieu intérieur de l’animal est un milieu marin, l’eau de mer devra se comporter dans l’organisme comme un milieu vital, c’est-à-dire n’y déterminer aucun phénomène toxique (André Mahé, Le Secret des origines, p. 42).

  1. Chien de 10kg : saignée de 425g (NB : pour un humain de 70kg, cela correspondrait à une ponction de 3 litres de sang) suivie d’une injection de 532g d’eau de mer à l’isotonie.
  2. Injection massive d’eau de mer ramenée à l’isotonie : 6,6 litres pour un chien de 10kg.
  3. Expérience portant sur les globules blancs de poissons, batraciens, reptiles, mammifères et oiseaux : Quinton parvient à maintenir en vie les globules blancs de ces espèces dans l’eau de mer ramenée à l’isotonie, alors même que les globules blancs sont réputés pour leur fragilité les empêchant de vivre dans des milieux artificiels.

Il est à noter que Quinton, pour toutes ces expériences, va agir publiquement : c’est au laboratoire de physiologie pathologique des Hautes Études du Collège de France, le laboratoire d’Étienne-Jules Marey, et en présence de plusieurs chercheurs qu’il va administrer la preuve de ce qu’il avance (André Mahé, Le Secret des origines, p. 39).

Au sujet des expériences des deux premiers groupes, malgré l’apparente charge subie par l’organisme, les chiens vont présenter dans les jours qui suivent tous les signes d’une vie normale. Mieux encore, il semblerait que l’élan vital soit intensifié, comme si les chiens avaient retrouvé grâce au renouvellement liquidien la matrice cellulaire propice à un haut fonctionnement cellulaire.

La loi de constance générale de Quinton

En face des variations de tout ordre que peuvent subir, au cours des âges, ses différentes habitats, la vie animale, apparue à l’état d’une cellule dans des conditions physiques et chimiques déterminées, tend à maintenir, pour son haut fonctionnement cellulaire, à travers la série zoologique, ces conditions des origines.

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Une thérapeutique aux antipodes de la conception de Pasteur

Pasteur et Quiton, ce sont deux conceptions opposées de la thérapeutique, deux courants de la médecine.

  • Dans la pensée pasteurienne, on va chercher le virus, la bactérie, le parasite et on va le détruire par des agents chimiques extérieurs au corps humain. La médication supplée le corps quand celui-ci est trop faible pour lutter naturellement contre l’agent pathogène.
  • La compréhension quintoniste est tout autre : elle fournit aux cellules du corps le substrat nécessaire pour sa propre défense contre l’agent pathogène. Le système immunitaire n’est pas doublé par une médication extrinsèque.

Si pour Pasteur la maladie va importer, c’est la santé qui sera visée par Quinton. On retrouve deux grands courants en médecine : celui associée à la thérapeutique médicamenteuse et la destruction du microbe d’un côté et celui de la médecine dite de terrain, qui va faire en sorte que la physiologie du sujet soit suffisamment forte pour empêcher l’agent pathogène de se développer, ou pour lutter contre.

De l’eau de mer dans mon corps

René Quinton met en place des traitements à base d’eau de mer, tout simplement ! Il injecte de l’eau de mer à ses patients (il s’agit d’eau de mer microfiltrée qui est ramenée à l’isotonie saline par ajout d’eau de source filtrée). Il fournit ainsi le support vital au corps qui lui permet de lutter efficacement contre la maladie.

Homme sous l'océan illustrant la thérapeutique de René Quinton à base d'injection d'eau de mer, inspiré par l'origine marine de la vie animale.

Son premier succès thérapeutique se fera sur un patient atteint de fièvre typhoïde en stade terminal. Les médecins ne laissaient pas plus d’une nuit de survie au patient. Ils autorisent Quinton à faire son expérimentation. Il injecte alors au patient de l’eau de mer isotonique (appelée sérum de Quinton ou encore plasma marin).
Le lendemain il revient à l’hôpital, non sans une certaine inquiétude. En arrivant dans la chambre il constate que le patient demande à boire à une infirmière.

Le succès de sa thérapeutique va grandir rapidement. Des dispensaires marins vont ouvrir dès 1907 à Toulouse, Paris, Lyon, jusqu’aux États-Unis et en Égypte.
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 Nos réflexions et conclusions

L’œuvre que nous a légué René Quinton dépasse le seul entendement thérapeutique. Son travail monumental propose une vision de l’évolution des espèces singulière et passionnante : c’est la cellule, en tant qu’élément structurant de la vie, qui va dicter les changements, variations et différenciations des espèces. Le but étant de maintenir constant autour d’elle (la cellule) le milieu marin des origines, en face des changements de l’environnement.
Voici donc une partie de la réponse que l’on peut évoquer à la question de la diversité des espèces. Bien entendu cet élément n’est qu’une pièce parmi d’autres au sein d’un puzzle spatio-temporel probablement insoluble.

Une grande partie du mérite de Quinton revient à avoir démontré les différences de température corporelle des espèces, en fonction de leur chronologie d’apparition sur Terre. Ce point a lui seul fera l’objet d’une précision future. Malgré tout expliquons de façon simple ce point : la première cellule animale a vue le jour dans un environnement d’environ 43°C. La vie, au cours de la série zoologique, a tendu à maintenir cette température au plus proche de la cellule. Alors que les êtres à sang froid, qui évoluaient dans un milieu à température favorable, ont vus leurs habitats géographiques se concentrer dans les zones chaudes, les êtres à sang chaud (capables de thermorégulation) ont pu prospérer en luttant contre le refroidissement du globe. Aujourd’hui encore la hausse de la température corporelle permet d’agir efficacement contre des attaques : c’est le rôle physiologique de la fièvre, qui en augmentant notre température favorise la lutte contre l’agent pathogène. La prochaine fois que vous aurez de la fièvre, demandez vous s’il est bien nécessaire de la diminuer coûte que coûte.

Aujourd’hui l’utilisation du sérum de Quinton se fait par voie orale, grâce à des ampoules buvables de 10ml. Les injections intraveineuses ou intramusculaires ne semblent plus se faire (dans tous les cas, ce type d’intervention doit se faire sous un contrôle médical). Dans la suite de la consultation en ostéopathie, nous conseillons de veiller à avoir un apport en eau suffisant. Prendre du sérum de Quinton dans cette période ne peut qu’agir dans le sens de la consultation en ostéopathie, dont la visée ultime est le rétablissement d’une homéostasie correcte.

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